Ayant moi-même souffert d’endométriose, et étant sage-femme, je connaissais déjà assez bien cette maladie.
Dans le cadre des mes différentes formations, j’ai souhaité approfondir cette thématique. J’ai réalisé une enquête pour approfondir ma connaissance de l’endométriose. Cela m’a permis aussi de peaufiner le suivi des femmes que j’accompagne.
Afin que vous puissiez vous rendre compte que, même si le grand public connait encore mal cette maladie, vous n’êtes pas seule. Voici un retour cette enquête. J’en profite aussi pour vous expliquer en quoi l’hypnose peut être un plus pour vous.
Les réponses au sondage concernant le vécu de l’endométriose
Il y a eu 82 réponses au sondage concernant le vécu de l’endométriose. La majorité des femmes atteintes ayant répondu au questionnaire ont 25 à 35 ans (49 femmes). Pour la plupart des femmes qui ont répondues, le diagnostic a été fait il y a moins de 5 ans (45 femmes).
Les symptômes qui reviennent le plus souvent comme étant difficiles à supporter sont : la fatigue (36) et la douleur (75). 29 femmes ont répondu par l’association fatigue + douleur. Lorsque c’est la douleur qui est exprimée, elle concerne : le pelvis, le bas ventre, l’abdomen, les muscles, les lombaires, les reins et les dyspareunies (douleurs pendant les rapports).
A noter : la plupart des femmes ressentent les douleurs dans plusieurs zones du corps.
Les participantes relèvent également les effets secondaires des traitements : prise de poids, bouffées de chaleur, fatigue, baisse de la libido.
En général, la famille comprend la maladie. Pour 15 des femmes interrogées, la famille ne les comprend pas ou très peu.
Il y eu 12 séparations imputées (à tords ou à raison) à la maladie. Par contre, lorsque le couple tient, il est très solide et le conjoint est un vrai soutien.
38 femmes disent que leurs amis sont au courant de leur maladie mais qu’ils ne les comprennent pas. 21 trouvent du soutien parmi leurs amis.
Au niveau de leur travail, 21 femmes pensent que leurs collègues de travail ne les comprennent pas et 19 en ont parlé et ont trouvé que cela leur avait facilité la vie. 8 femmes ne travaillent pas à cause de l’endométriose ; 24 se plaignent d’arrêts maladie fréquents et 3 se sont vues obligées de changer d’emploi pour pouvoir s’adapter.
46 femmes seulement sur 82 acceptent facilement les invitations. 9 les refusent et les autres acceptent en « prenant sur elles » écrivent-elles spontanément, acceptent au dernier moment ou annulent souvent au dernier moment.
Pour celles qui refusent les invitations, elles évoquent la fatigue (26) et la peur de la douleur (17).
47 femmes sur 82 font du sport. Dans ce cas-là, le yoga revient beaucoup, la marche, le fitness et les sports aquatiques (aquabike, …).
Seulement 37 femmes sur 82 arrivent à se projeter dans l’avenir. Les autres le font à court terme ou pas du tout car elles en ont très peur.
73% (60 sur 82) n’ont pas d’enfant. Parmi celles qui en ont, 5 sont passées par la PMA et 16 ont eu des grossesses spontanées.
42 femmes associent les médecines douces aux traitements habituels.
Je remercie toutes les participantes qui ont accepté de partager leur expérience et leur vécu de la maladie.
L’apport de l’hypnose, de la sophrologie et du coaching pour les femmes souffrant d’endométriose
Vivre avec l’endométriose, c’est bien plus que faire face à des douleurs. C’est composer avec la fatigue, les incertitudes, le regard des autres, les frustrations, et parfois un sentiment d’impuissance. C’est un combat souvent silencieux, parfois invisible, mais jamais anodin. C’est aussi ce que m’ont confié beaucoup de femmes que j’ai accompagnées.
C’est justement parce que cette maladie touche à plusieurs dimensions de la vie – physique, émotionnelle, sociale – qu’un accompagnement global, personnalisé et bienveillant prend tout son sens. En combinant les outils de la sophrologie, de l’hypnose et du coaching, je vous propose une approche complète, qui prend en compte à la fois le corps, le mental et les aspirations profondes. On avance pas à pas, à votre rythme, avec un seul objectif : vous aider à retrouver du souffle, du pouvoir d’agir, et un regard plus doux sur vous-même et votre vie.
L’apport de la sophrologie dans le vécu de l’endométriose
La sophrologie psycho-comportementale propose un véritable soutien aux femmes atteintes d’endométriose. Grâce à des exercices de respiration, de visualisation positive et de détente corporelle, elle permet de mieux appréhender les douleurs, souvent diffuses et invalidantes. Beaucoup de femmes que j’accompagne me confient qu’elles se sentent « reconnectées » à leur corps, de manière plus apaisée. La sophrologie aide aussi à réguler le stress, à sortir du cycle de l’anticipation douloureuse (surtout avant les règles) et à se recentrer sur le moment présent.
En travaillant sur l’écoute du corps et des émotions, elle permet aussi de relâcher les tensions musculaires, d’améliorer le sommeil, et parfois même, de diminuer la fatigue chronique. Chaque séance devient un temps pour souffler, se recentrer et retrouver un peu de confort dans ce quotidien parfois si contraignant.
L’hypnose pour soulager les blocages liés à l’endométriose
L’hypnose thérapeutique offre une approche en profondeur, en allant à la rencontre de l’inconscient – ce lieu où se logent les émotions, les blocages, mais aussi nos ressources souvent inexploitées. Dans le cas de l’endométriose, l’hypnose peut aider à moduler la perception de la douleur, à retrouver un sentiment de sécurité corporelle, mais aussi à travailler sur l’image de soi, souvent abîmée par la maladie.
Elle permet également d’agir sur des thèmes sensibles comme la sexualité, l’infertilité ou la peur de l’avenir. En accédant à un état de conscience modifié, les femmes que j’accompagne peuvent retrouver des leviers internes de réconfort, de lâcher prise, voire de reconstruction. Il ne s’agit pas de nier la maladie, mais de retrouver un peu de pouvoir sur ce qui semblait nous échapper.
Le coaching pour reprendre sa vie en main
Si la sophrologie apaise et l’hypnose transforme, le coaching vient quant à lui redonner un cap. L’endométriose bouleverse souvent les projets, la vie professionnelle, le couple, l’estime de soi. Le coaching permet de (re)poser ses envies, de redéfinir ses priorités et d’agir concrètement, étape par étape. Ensemble, on élabore un objectif personnel, que ce soit retrouver une vie sociale, se réorienter professionnellement, ou mieux vivre les traitements.
Apaiser les traumatismes
Parmi les premières hypothèses formulées autour de l’endométriose, certaines suggéraient que des femmes atteintes de cette maladie auraient vécu des agressions sexuelles ou des attouchements dans leur jeunesse. Rien n’a été scientifiquement prouvé à ce sujet, mais quelques statistiques évoquent qu’environ 10 % des femmes souffrant d’endométriose auraient traversé ce type d’épreuve.
Existe-t-il un lien direct entre traumatisme et maladie ? À ce jour, on ne peut pas l’affirmer. Ce qui compte, c’est de ne pas rester seule avec un mal-être, surtout si vous avez vécu un événement douloureux.
Dans ce cadre, la méthode RITMO,– une approche inspirée de l’EMDR et de l’hypnose – peut aider à apaiser les émotions liées à ces traumatismes. C’est un outil précieux pour retrouver un peu de sérénité, à votre rythme.
Ce que je vous propose, c’est un accompagnement qui vous remet, vous, au centre. Un espace pour sortir peu à peu du mode « survie » et retrouver votre élan, votre place, malgré la maladie. Petit à petit, le regard change : on n’est plus seulement une femme qui vit avec l’endométriose. On redevient soi, pleinement, avec ses forces, ses ressources, ses envies et ses rêves.
Je ne peux pas promettre de tout résoudre. Mais l’idée, c’est d’avancer ensemble vers un mieux. Et parfois, ce mieux surprend : on retrouve un confort qu’on croyait perdu, une légèreté qu’on n’osait plus espérer.
Vous n’êtes pas définie par la maladie. Vous êtes avant tout une femme entière, singulière, avec vos besoins, vos envies, vos hauts et vos bas. Votre vie ne se résume pas à un diagnostic. Elle continue, riche, complexe, pleine de nuances. Mon approche prend tout cela en compte, car elle repose avant tout sur l’écoute et l’adaptabilité.
Grâce à cette démarche, et à ma connaissance des enjeux liés à l’endométriose, je vous propose un accompagnement individuel, sur mesure, profondément humain.
Si vous avez des questions, je suis là. N’hésitez pas à me contacter.
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