Prendre rendez-vous
Espace formations

Hypnose thérapeutique : bienfaits, fonctionnement et déroulement d’une séance

Horaires :
Lundi, Mardi, Jeudi : 9h – 20h
Mercredi : 9h – 12h
Vendredi : 9h – 16h

Tarif : 60€ / séance

Réserver une séance

Agenda en ligne 24/7

Table des matières

Hypnose : dès que le mot résonne, l’esprit imagine un état mystérieux, une transe capable de libérer une personne de sa douleur, de son stress ou d’un trouble du sommeil.

Pourtant, la réalité est plus passionnante qu’un simple spectacle.

Ici, nous parlons d’une pratique thérapeutique rigoureuse, validée par des études cliniques. Elle est utilisée dans des endroits divers tels que le cabinet d’un hypnothérapeute (tel que le cabinet de Laurence RUAS, hypnothérapeute), ou encore en bloc opératoire (permettant à l’anesthésiste de réduire la dose de médicaments grâce à la hypnosédation).

Une suggestion, bien placée, peut modifier la perception cérébrale. L’hypnose est un lien direct entre conscience et inconscient, un mécanisme automatique qui peut aider l’individu à enclencher des changements bénéfiques.

Dans cet article, vous découvrirez : la définition d’un état modifié de conscience, les techniques d’induction, les bienfaits validés par la recherche, des exemples d’utilisation de l’hypnoanalgésie (grossesse, cancer, anxiété, …). Vous trouverez également et des conseils pour choisir le bon praticien, qu’il soit médecin, infirmier ou thérapeute en hypnose. Chaque séance devient une expérience personnalisée : un instant où le champ des possibles s’élargit, où l’on transforme des maux en ressources, des difficultés en chemins de relaxation. Prêt(e) à passer de la veille au changement ?

Et peut-être, tandis que vos yeux glissent vers les lignes qui suivent, une part de vous se demande ce qu’elle va découvrir sur le sommeil, la douleur, la confiance… pendant qu’une autre part accueille tranquillement chaque mot, comme un pas de plus vers votre mieux-être.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose est un état modifié de conscience (ni sommeil profond, ni une simple veille), que le cerveau atteint naturellement plusieurs fois par jour : quand vous « décrochez » au volant, lors d’une lecture captivante ou d’une prière méditative. Sigmund Freud parlait déjà d’un état hypnotique où la suggestion directe touche plus facilement l’inconscient.

Aujourd’hui, l’imagerie cérébrale confirme : certaines zones du cortex préfrontal « lâchent prise », laissant la place à une concentration intense sur l’expérience intérieure. C’est un voyage introspectif qui commence.

Comment se crée un état de conscience modifié ?

Un praticien formé, médecin, infirmier, psychologue ou thérapeute en hypnose, installe la transe hypnotique en trois temps :

  1. Induction : focalisation de l’attention sur la respiration, un souvenir, un point visuel, par exemple. En réalité, il y a une infinité d’inductions efficaces possibles. Dans cette phase, l’esprit s’isole du monde extérieur.
  2. Approfondissement : suggestions calmes (« chaque souffle vous détend ») qui ralentissent la fréquence cardiaque et la tension musculaire. Cette phase vous permet de glisser encore plus en profondeur à l’intérieur de vous.
  3. La transe hypnotique : vous êtes dans un état de conscience modifié. Là, il devient possible de négocier avec votre inconscient, de lui demander d’améliorer les processus intérieurs.

Les écoles historiques diffèrent dans la forme : l’école de Nancy, influencée par Alfred Binet, misait sur la parole douce. La Salpêtrière privilégiait parfois la démonstration spectaculaire. Vous avez peut-être entendu d’hypnose Ericksonienne. Ce sont des approches différentes mais le mécanisme reste le même : créer un tunnel d’attention afin d’accéder à des ressources intérieures souvent sous-utilisées.

Est-ce qu’on dort sous hypnose ?

Non. Votre corps peut sembler relâché comme en sieste (ou pas), mais le cerveau reste dans une bande de fréquences comprises entre l’état de veille léger et la relaxation profonde. Vous entendez la voix, vous pouvez bouger.

Veille, relaxation, transe : différences principales
ParamètreÉtat de veilleRelaxationTranse hypnotique
Tonus musculaireNormalModérément réduitTrès réduit mais réversible
Réponse au prénomInstantanéeLentePossible sur invitation douce
Images mentalesSecondairePrésentePrépondérante

L’hypnose de spectacle, est-ce la même chose ?

La réponse brève : non. Le « magnétiseur public » d’autrefois et l’hypnotiseur moderne de scène sont avant tout de bons profileurs et manipulateurs. Ils sélectionnent des volontaires très réceptifs, amplifient la suggestion directe pour créer un show. En résumé, ils choisissent le volontaire qui correspondra au spectacle prévu. Ce fonctionnement me rappelle souvent le jeu Qui est-ce de mon enfance. L’artiste fait des suggestions et observe qui réagit. Au fur et à mesure il élimine des spectateurs jusqu’à conserver celui ou celle qui a répondu parfaitement à toutes ses suggestions.

Dans un cadre thérapeutique, la sécurité, la bienveillance et la confidentialité sont privilégiés. C’est l’hypnothérapeute qui s’adapte à son client, et non l’inverse.

Les deux hypnoses partagent la même racine, le magnétisme animal théorisé au XVIIIe siècle, mais leur point de vue et leur objectif divergent radicalement.

Hypnose de spectacle vs pratique thérapeutique
 SpectacleCabinet
IntentionDivertir la fouleAccompagner le client
Cadre légalShow, lumièresDéontologie, confidentialité
DuréeQuelques minutes30-45 min
SuiviAucunPlan de prise en charge

Retenez ceci : sur scène, on joue sur l’émotion collective ; au cabinet, on travaille en profondeur avec une personne hypnotisée, son histoire, ses spécificités, ses objectifs et son libre arbitre.

Il n’y a donc pas une bonne hypnose ou une mauvaise hypnose. Le tout est de savoir ce que vous recherchez et ce dont vous avez besoin. Ce n’est qu’une question de choix.

Les principales formes d’hypnose, laquelle choisir ?

De la découverte des mécanismes hypnotiques jusqu’à l’hypnose moderne, la pratique s’est diversifiée. Pour un œil non averti, ces nuances peuvent sembler anecdotiques, pourtant chaque courant s’appuie sur un cadre conceptuel distinct : la suggestion directe, la métaphore, la conscience élargie, l’autonomie du sujet. Choisir la « bonne » approche revient surtout à trouver celle qui résonne avec votre personnalité et votre objectif thérapeutique.

Hypnose ericksonienne

Imaginée par Milton Erickson, parfois qualifiée d’« hypnose conversationnelle », cette méthode joue sur le langage permissif. Le thérapeute tisse des séances qui parlent au conscient et à l’inconscient ; il s’appuie sur votre propre vécu pour générer des déclics. Cette alliance entre conscient et inconscient a montré son efficacité dans la gestion des émotions, la confiance en soi, l’arrêt du tabac ou la préparation à une intervention chirurgicale.

Ne cherchez pas à forcer le changement. Offrez des choix, et laissez l’inconscient faire son travail.
Milton Erickson

Dans sa pratique, il est possible de retrouver, par exemple ces techniques :

  • Confusion créative : désorienter légèrement le mental analytique pour laisser émerger une solution automatique.
  • Recadrage : transformer une croyance limitante (« je suis anxieux ») en ressource (« j’ai un radar sensible que je peux régler »).
  • Métaphores ciblées : « un jardin intérieur » pour cultiver la sérénité, « un tableau de contrôle » pour gérer les pulsions alimentaires, …

Et tellement d’autres possibilités.

C’est le type d’hypnose pour lequel je me suis formée initialement.

Hypnose classique : la suggestion directe

Si l’image du pendule ou du « dormez ! » vous vient en tête, vous pensez à l’hypnose classique. Cette approche hérite des travaux de Jean Martin Charcot et des démonstrations d’Alfred Binet. Elle utilise une commande claire adressée à l’inconscient : « Votre bras devient léger » ou « La douleur s’éloigne comme un nuage ». Elle s’avère redoutable en hypnoanalgésie ou en hypnose médicale au bloc opératoire, où chaque seconde compte pour l’anesthésiste.

Hypnose humaniste, une nouvelle vague ?

Popularisée en France par Olivier Lockert, l’hypnose humaniste se distingue par une conscience qui s’ouvre plutôt que par une dissociation classique. On ne « descend » pas en soi, on « s’élève » pour embrasser une perspective plus globale. Cette expérience convient aux personnes qui craignent de « perdre le contrôle » : elles restent pleinement actrices, guidées pour observer leurs pensées comme un ciel observe les nuages.

Auto-hypnose : l’autonomie au quotidien

Dès 1889, lors d’un congrès présidé par Hippolyte Bernheim, la capacité d’auto-suggestion était déjà évoquée. L’auto-hypnose est donc un vieux concept, remis au goût du jour par les neurosciences. En dix minutes, dans votre salon, vous pouvez réactiver les ressources installées au cabinet. Voici quelques conseils à appliquer pour cela :

  1. Choisir un endroit où personne ne vous dérange.
  2. Fixer un point ou fermer les yeux, respirer quatre fois profondément.
  3. Compter mentalement de 5 à 1, chaque chiffre doublant la détente.
  4. Formuler une phrase courte : « Je me libère du sucre » ou « Je dors avant 23 h ».
  5. Compter de 1 à 3 pour revenir, bouger doigts et poignets, rouvrir les yeux.

Cette routine renforce l’efficacité de la pratique en cabinet et prolonge le travail entre les séances.

À noter : on choisit le thérapeute, plus que la technique. Pour travailler sur soi et regarder ses blessures les plus profondes, il faut se sentir en sécurité. L’alliance thérapeutique (relation client-thérapeute) est la clé d’un accompagnement réussi.

Quels troubles l’hypnose peut-elle accompagner ?

Des études menées par Léon Chertok jusqu’aux méta-analyses récentes démontrent l’efficacité de la pratique dans trois grands domaines : gestion du stress et de la douleur, modification de comportements (tabac, alimentation), amélioration du sommeil et de la qualité de vie. L’hypnose ne « guérit » pas au sens médical strict ; elle accompagne la personne pour réguler la perception, le comportement ou l’émotion.

Gestion du stress, de l’anxiété et des émotions

Le stress, c’est l’alarme du corps face à un danger. En transe hypnotique, le cerveau déclenche une commande inverse : il reprogramme le système nerveux autonome pour passer en mode « sécurité ». Voici quelques idées simples de ce qui peut être expérimenté :

  • Respiration 4-7-8 : inspirez 4 s, retenez 7 s, expirez 8 s.
  • Ancrage couleur : imaginer une teinte bleue rafraîchir le thorax.
  • Journal de bord : noter chaque jour le niveau de tension sur 10.

Sommeil, confiance en soi et préparation examens

Quand le mental tourne en boucle, l’hypnose crée un raccourci vers l’état de veille calme.

Le thérapeute installe un rituel : chaque fois que la tête touche l’oreiller, une image clé (« un lac paisible ») déclenche l’endormissement. Pour la confiance en soi, l’exercice du « film futur » est intéressant : projection mentale d’une présentation réussie, ressentie physiquement avant le grand jour.

Gestion de la douleur, pathologies chroniques et pré/post-opératoire

L’hypnose peut être utilisée pour atténuer la perception de la douleur. Aujourd’hui, l’hypnose médicale (encore appelée hypnosédation) accompagne des actes aussi variés qu’une biopsie ou une petite chirurgie cutanée : les messages douloureux arrivent toujours au cerveau, mais leur interprétation se transforme.

  • Le thérapeute place la personne dans un « lieu sûr » (plage, montagne, souvenir d’enfance).
  • Il emploie une suggestion directe : « Comme si un gant de fraîcheur isolait la zone opératoire ».
  • Pendant l’acte, le patient garde des yeux mi-clos ; il répond si besoin, tout en restant dans son expérience intérieure.

Résultat : une étude de l’Institut Curie, portant sur 47 patients opérés à l’Institut Curie, donne une note de satisfaction moyenne de 9,2/10 pour l’hypnosédation. 100% des patients sont prêts à réutiliser cette approche.

Poids, comportement alimentaire

Que vous souhaitiez réguler votre poids ou vous libérer d’une addiction (alcool, nicotine, jeu en ligne), l’hypnose agit comme un mécanisme de reprogrammation. Une séance type travaille sur :

  • La motivation consciente (« je veux me sentir plus léger »).
  • Le conditionnement inconscient : remplacer le geste (grignotage) par un geste ressource (boire un verre d’eau).
  • La projection futur : vivre mentalement la journée sans cigarette, ressentir la liberté pulmonaire.

L’hypnose ne fait pas « maigrir » directement. En revanche, elle agit sur les automatismes, les compulsions alimentaires, la gestion des émotions (souvent à l’origine des grignotages) et la motivation au changement. Plus concrètement, elle sert à :

  • Diminuer l’envie de manger en dehors des repas.
  • Reconnecter au sentiment de satiété.
  • Déprogrammer les associations inconscientes (ex : “je mange quand je suis stressé”).
  • Renforcer la motivation à adopter de nouveaux comportements (activité physique, alimentation plus saine).

L’hypnose peut aussi aider les personnes qui ont du mal à manger, en agissant sur les blocages émotionnels, le rapport au corps ou l’angoisse liée à l’alimentation.

Addictions

L’hypnose peut aider à briser le conditionnement lié à l’addiction. On ne parle pas ici de sevrage physique (pour l’alcool ou certaines drogues, il faut un encadrement médical), mais plutôt de l’aspect comportemental et émotionnel.

Elle agit sur :

  • Les déclencheurs (stress, routine, environnement).
  • Les schémas répétitifs (« je fume après le café »).
  • La perception de l’addiction (ex : dissocier le tabac d’un plaisir ou d’un soutien).
  • Le renforcement de la volonté d’arrêter.

En tabacologie, certaines personnes arrêtent de fumer en quelques séances (environ 4). Pour d’autres, il faut plus de travail, parfois couplé à d’autres approches (thérapie comportementale, soutien médical, substituts nicotiniques…).

Prudence pour ce qui est des drogues et de l’alcool (alcoolisme sévère). Un suivi médical est nécessaire.

Grossesse

Durant la grossesse, l’hypnose prépare le corps et l’esprit. Il est possible d’utiliser une anesthésie locale mentale pendant la contraction, un dialogue intra-utérin, de booster la confiance en soi pour l’accouchement. Dans certains hôpitaux, la sage-femme forme les couples à une induction courte pour les phases actives de travail. Après la naissance, la même technique apaise les troubles du sommeil du nourrisson : la voix parentale devient une ancre de sécurité.

Grâce à l’hypnose, la femme enceinte va pouvoir se recentrer sur elle et son bébé, apaiser ses peurs et doutes, soulager les petits maux de la grossesse (nausées matinales, fatigue, insomnies, …)… Elle va profiter pleinement de ces quelques mois et de ce lien si particulier avec son enfant in utero. Même si elles sont faites dans une étapes bien particulière, ces séances lui seront profitables tout au long de sa vie.
Laurence Ruas, sage-femme et hypnothérapeute

Enfance et parentalité

Pour les enfants, la méthode est ludique : par exemple, dans un contexte médical, on invite le jeune patient à piloter un vaisseau spatial ou à devenir un super-héros, ce qui atténue la sensation liée à une piqûre. Les résultats sont mesurables : baisse des pleurs, meilleur souvenir de l’expérience médicale, confiance accrue envers le professionnel de santé.

En cabinet, les motifs de consultations pour les enfants sont plutôt orientés vers le sommeil, la gestion des émotions, les peurs, les phobies scolaires…

Depuis la crise Covid, je reçois de plus en plus d’enfants qui ont des problématiques liées à l’oralité ou la vie en groupe. Difficulté à manger, peur de l’autre, …

En parallèle, les demandes de soutien dans des situations de harcèlement scolaire augmentent également depuis quelques années.

Laurence Ruas, hypnothérapeute

Les adolescents apprécient l’hypnose. Cette approche leur permet de travailler certains aspects sans forcément devoir parler durant des heures. Le thérapeute s’adapte alors à leur fonctionnement, à leur univers.

L’hypnose vient donc en soutien des enfants et des ados. Elle peut aussi être utilisée par les parents. En effet, les difficultés de leurs enfants peuvent les atteindre et créer des problématiques émotionnelles et des comportements qu’ils ne souhaitent pas laisser s’installer (colère, épuisement, …).

Deuil, burn-out, transitions de vie

Perdre un proche, quitter un emploi ou vivre une séparation déclenche un « brouillard émotionnel ». L’hypnose propose un espace sécurisé pour :

  • Transformer la sensation désagréable en ressource : « Ce souvenir devient une étoile qui me guide ».
  • Réinstaller le rythme veille–sommeil souvent perturbé.
  • Permettre à la vie de reprendre, petit à petit.

Une prise en charge pluridisciplinaire (psychologue, thérapeute en hypnose, médecin) reste parfois nécessaire, mais l’hypnose soutient le client.

Les champs d’action de l’hypnose sont nombreux. Ces applications vous montrent un aperçu des possibilités.

Parfois, la demande est claire. D’autres fois, c’est un mal-être diffus, sans mots précis. Mais rien n’est isolé : les difficultés s’entrelacent dans l’inconscient. L’hypnose aide à démêler ces nœuds intérieurs et à retrouver un apaisement.

Laurence Ruas, hypnothérapeute

Comment se déroule une séance d’hypnose ?

Entrons dans le concret. Une séance standard suit quatre phases. Comprendre chacune d’elles rassure et permet de profiter pleinement de l’expérience.

Accueil et clarification de l’objectif

Le praticien (médecin, infirmier ou hypnothérapeute formé) écoute votre demande. Ensemble, vous faites le tour de votre histoire et de vos fonctionnements. Cela permettra de déterminer les leviers à activer.

La séance d’hypnose

Vous fermez les yeux, et, par exemple, vous vous concentrez sur la respiration ou un léger balancement corporel. Le thérapeute peut utiliser une suggestion hypnotique comme « Chaque souffle t’emmène plus loin dans un état de calme ».

En quelques minutes, la fréquence alpha domine l’activité cérébrale ; c’est l’entrée en transe hypnotique.

Phase de travail personnalisé

Tout dépend de votre but : gestion du stress, amélioration du sommeil, préparation opératoire. Le praticien emploie hypnose classique ou Ericksonienne, parfois même une touche humaniste, pour ancrer une nouvelle perception ou stimuler un comportement-clé.

Exemple basique en gestion de la douleur :

« Au cœur de ta main, une boule bleue apparaît. Elle absorbe la chaleur de la douleur,

comme une éponge absorbe l’eau, puis s’éloigne, légère, emportant l’inconfort. »

Retour à l’état d’éveil et débriefing

Vous vous reconnectez à la journée et à la pièce. C’est le retour dans la vie éveillée. Vous pouvez partager vos sensations. L’hypnothérapeute peut vous proposer des exercices d’auto-hypnose.

Résultats mesurés : l’hypnose est-elle efficace ?

Les sceptiques rappellent volontiers qu’hypnose est un état subjectif difficile à isoler. Pourtant, de Lavoisier — qui interrogeait déjà le magnétisme animal — jusqu’aux IRM fonctionnelles modernes, la recherche accumule des preuves solides.

Le lien entre ces résultats et la qualité de la relation thérapeute-patient reste déterminant. L’effet n’est pas « magique » ; il dépend de la confiance, de l’investissement (en énergie et en motivation), et du suivi.

Le plus petit changement est souvent le début du plus grand mouvement.
Milton Erickson

Laissez les choses se mettre en place. La séance n’est pas un coup de baguette magique qui vous transforme instantanément. Et heureusement …

Limites, contre-indications et précautions

L’hypnose est une méthode complémentaire : elle soutient la médecine ; elle ne la remplace pas. Dans la plupart des situations, elle s’emploie sans danger, mais certaines pathologies exigent un avis médical préalable ou contre-indiquent sa pratique. Connaître ces limites évite les malentendus et renforce la sécurité du patient, point essentiel dans tout cadre thérapeutique.

Situation ↔ conseil ↔ solution alternative
Situation cliniqueRecommandation hypnosePartenaire santé / option
Troubles dissociatifs graves, épisode psychotiqueHypnose déconseillée ou pratiquée par un psychiatrePsychiatre + traitement adapté
Épilepsie non contrôléeHypnose possible, mais uniquement par un médecin formé, sous surveillanceNeurologue + EEG de contrôle
Douleurs inexpliquées (suspicion cancer, risque anévrisme, …)Hypnose après diagnostic complet pour éviter de masquer un symptôme. En attendant, hypnose possible pour apaiser et soutenir, sans travail sur la douleurMédecin, imagerie, prise de sang, …
Usage aigu de substances psycho-actives  

Les personnes présentant une schizophrénie, certains troubles bipolaires, un syndrome post-traumatique complexe ou un usage aigu de substances psycho-actives doivent d’abord stabiliser leur état. L’hypnose pourra peut être intervenir plus tard, en collaboration étroite avec le psychiatre.

Quels sont les effets secondaires possibles de l’hypnothérapie ?

Les plus fréquents restent bénins : fatigue, larmes libératrices, étourdissement bref (lié à la relaxation profonde). Ils durent rarement plus de dix minutes. Boire de l’eau, marcher doucement, prendre de grandes inspirations, suffit à revenir à l’état de veille ordinaire.

N’hésitez pas à faire part de tout cela à votre praticien en hypnose. La communication reste importante. Il pourra vous rassurer et vous conseiller si besoin.

Peut-on rester « bloqué » sous hypnose ?

Non. L’hypnose est un mécanisme automatique ; le cerveau possède une fonction d’auto-réveil. Même si le praticien s’arrêtait de parler, vous émergeriez de vous-même après quelques instants, exactement comme lorsqu’un rêve se termine.

IA et hypnose

L’IA peut-elle guider une séance d’hypnose ?

Un modèle de langage peut générer un script soigné ou proposer des images de réalité virtuelle relaxantes, mais il lui manque deux ingrédients : l’empathie vivante et la lecture subtile de vos micro-expressions. Or l’efficacité de la transe dépend beaucoup de cette communication non verbale. L’IA peut donc soutenir, jamais remplacer, le thérapeute humain.

Comment l’IA aide déjà les hypnothérapeutes ?

  • Pré-séance : suggestions d’induction adaptées au trouble (anxiété, phobie, addiction) à partir d’un questionnaire utilisateur.
  • Suivi : affine les objectifs, donne des pistes de travail, suggère des idées de métaphores, aide à leur rédaction.
  • Immersion VR : paysages 360° synchronisés à la respiration mesurée par capteurs, utiles en hypnosédation ou en hypnoanalgésie.

En somme, l’IA amplifie l’efficacité de la pratique, mais c’est le lien de confiance (cœur et raison unis) qui déclenche la vraie transformation.

L’IA fait partie de notre présent et encore plus de notre futur. Elle est loin de remplacer l’hypnothérapeute, sa sensibilité et son appréciation fine de vos moindres micro mouvements.

Quelques témoignages

Foire aux questions (FAQ)

L’hypnose est un état modifié de conscience caractérisé par une focalisation de l’attention et une suggestibilité accrue, qui ne correspond ni à l’état de veille habituel ni à une perte de conscience ou un endormissement.

Stress, anxiété, phobie, douleur, difficultés à s’endormir ou dormir, addictions, accompagnement du cancer, préparation chirurgicale ou sportive… elle travaille surtout sur la perception et le comportement, pas la pathologie elle-même. L’utilisation du mot « soigner » n’est donc pas la plus adaptée.

Oui : des méta-analyses et des IRM fonctionnelles confirment son efficacité dans certaines situations.

Quand la volonté ne suffit plus à apaiser un comportement, une émotion ou une douleur (physique ou émotionnelle) persistante comme un stress post-traumatique, des troubles du sommeil ou l’angoisse liée à une intervention, l’hypnose peut devenir un levier efficace.

L’hypnose démarre par une induction qui focalise l’attention, suivie de suggestions (images, métaphores) et de techniques spécifiques, adressées à l’inconscient pour amener une transformation positive.

Une séance d’hypnose dure environ 45–60 minutes. Elle comprend l’accueil, l’induction, le travail, un échange post séance.

Tout dépend de l’objectif et du fonctionnement du client et de son histoire. Certains clients continuent l’auto-hypnose ensuite. En moyenne, il faut compter 4 à 8 séances.

Non : on reste conscient, mais le corps peut être profondément détendu.

La plupart des gens se souviennent des grandes lignes ; certains passages peuvent sembler flous, comme un rêve.

Si les contre-indications sont respectées, on peut simplement retrouver des effets secondaires légers (fatigue, émotion). Contre-indications : troubles psychotiques non stabilisés, comportements addictifs sévères (alcool, drogue).

Le spectacle vise l’effet « wahou » sur scène ; la thérapie vise un changement durable, en confidentialité.

L’artiste cherche le volontaire qui lui permettra de réussir son show. L’hypnothérapeute s’adapte à son client.

Il n’y a pas toujours de signes immédiats pendant la séance. Ce sont les changements concrets dans les jours ou semaines qui suivent qui indiquent si l’hypnose a fonctionné pour vous.

60 € à 120 € selon la ville, l’expérience du praticien et la durée. Certaines mutuelles remboursent une partie.

 

Regardez la formation, l’expérience et le « feeling » à la première rencontre. De nos jours, chacun a un site internet ou une page sur les réseaux. Ils vous permettent de vous faire une première idée. Le feeling est important.

Les avis clients sont un gage de confiance. Ils vous aident à choisir votre hypnothérapeute.

« Hypnotiseur » renvoie souvent au spectacle ; « hypnothérapeute » implique une démarche de soin ; « praticien » est le terme générique pour un professionnel formé.

Oui, via visio, à condition d’avoir un casque audio, une connexion stable et un lieu calme.

 

Progrès : elle réduit la dose d’anesthésiques et accélère la récupération, notamment en hypnosédation.

Mythe si vous pensez qu’elle peut remplacer, à elle seule, une anesthésie générale.

Formations dans des écoles et instituts privés, DU universitaires, formations continues pour soignants.

Glossaire express pour comprendre les codes de l’hypnose

  1. Transe hypnotique : état hypnotique intense.
  2. Induction : phase d’entrée en hypnose.
  3. Suggestion hypnotique : phrase ou image visant l’inconscient.
  4. Ancrage : lien entre un geste ou un mot et une ressource.
  5. Dissociation : prise de recul mentale.
  6. Hypnoanalgésie : réduction de la douleur par hypnose.
  7. Hypnosédation : hypnose + anesthésie locale en chirurgie.
  8. Auto-hypnose : pratique autonome de l’hypnose.
  9. État modifié de conscience : niveau de vigilance spécifique.
  10. Phénomènes hypnotiques : réactions mentales ou physiques provoquées par l’hypnose, comme une sensation de lourdeur, d’amnésie, de chaleur, ou de déconnexion du temps.

Conseils avant une séance d’hypnose

  • Choisissez votre praticien(ne) avec soin : site internet, avis, échange avant la prise de rendez-vous…
  • Ne consommez pas de drogues ou d’alcool avant la séance.
  • Osez dire tout ce que vous avez sur le cœur : traumatismes, peurs, culpabilité, addictions…
  • Posez vos questions : ne restez pas avec des doutes ou des appréhensions.
  • Osez dire ce que vous ressentez.

L’hypnose thérapeutique est un outil précieux. Elle s’appuie sur des mécanismes naturels du cerveau, s’adapte à chaque individu et se pratique dans un cadre bienveillant, sécurisé et clairement défini.

Cependant, l’hypnose ne se substitue jamais à un suivi médical, à un diagnostic ou à un traitement prescrit par un médecin. Elle vient en complément d’une prise en charge globale, et nécessite parfois l’accord (ou au minimum l’information) de votre professionnel de santé référent.

Pour votre complète transparence, je précise que je suis sage-femme diplômée d’État ; j’ai donc reçu une formation médicale de base. J’ai toutefois cessé d’exercer en tant que sage-femme pour me consacrer entièrement à l’accompagnement par l’hypnose et la sophrologie. Mon rôle n’est pas de poser un diagnostic ni de prescrire un traitement, mais de vous guider avec des techniques hypnotiques éprouvées, dans le respect de votre parcours de soins.

En cas de doute ou de question concernant votre santé physique ou mentale, consultez toujours un médecin. L’hypnose s’avère d’autant plus efficace qu’elle s’intègre dans une démarche coordonnée avec les autres professionnels qui veillent sur votre bien-être.

Partager:

Vous souhaitez être accompagné.e ?
Prenez rendez-vous !

A Saint-Paul-Trois-Châteaux
ou en ligne en Téléconsultation

Lundi, Mardi, Jeudi : 9h – 20h
Mercredi : 9h – 12h
Vendredi : 9h – 16h

Tarif : 60€/séance

Prendre rendez-vous
Laurence RUAS, thérapeute à Saint-Paul-Trois-Châteaux et en ligne en téléconsultation

Laurence RUAS

Lundi, Mardi, Jeudi : 9h – 20h
Mercredi : 9h – 12h
Vendredi : 9h – 16h

Tarif : 60€/séance

Prendre rendez-vous

Sophrologue, Hypno-praticienne et coach