Ressentir une émotion, c’est être vivant !

Je constate que de plus en plus de personnes refusent leurs émotions. Elles refusent de les montrer, mais aussi de les ressentir.

Or, ressentir une émotion, c’est être vivant !

Une émotion, c’est une réaction qui mobilise tout notre corps : que ce soit le corps énergétiquepsychiquephysique. Nous réagissons à un événement ou stimulus. Et cela déclenche une réaction en chaîne, incontrôlée. L’émotion peut être à peine ressentie ou nous submerger.

Dans notre société moderne, nous retenons de plus en plus de nombreuses émotions.

Oui, il y a des moments dans lesquels on préfère contenir l’émotion pour qu’elle ne soit pas montrée aux yeux de tous. Mais ces moments doivent rester rares et il est important, ensuite, de revenir à cette émotion retenue pour qu’elle ne nous ronge pas de l’intérieur.

Là où c’est problématique, c’est quand ça devient systématique.
Ce n’est pas « bien » de montrer sa colère, ce n’est pas « bien » non plus de « pleurer comme une fillette » quand on est un garçon et pire encore, un homme. Ce n’est pas « normal » de rire au travail ou à l’école.
On s’autorise de moins en moins de démonstrations émotionnelles. Mais ne plus ressentir les émotions revient à se transformer en robot et à se fermer à de nombreux plaisirs de la vie.

Lors de mes séances, j’entends très régulièrement des personnes qui me disent ne jamais pleurer (ou presque). Quand je demande pourquoi, les réponses qui reviennent le plus souvent sont celles-ci : « je ne veux pas pleurer devant mes enfants », « c’est la vie, il faut accepter, ça ne sert à rien de pleurer », « pleurer entraine vers le bas, il faut rebondir », …

Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’on leur montre un parent sans émotions ? Comment va-t-il apprendre à accueillir ses émotions s’il n’a jamais vu ses parents manifester de tristesse, de colère, …

Là où les émotions deviennent compliquées, c’est lorsqu’elles nous submergent en permanence. Mais dans ce cas aussi, elles sont un message à prendre en compte.
On peut continuer à avancer, rebondir tout de suite, sans tenir compte des nos ressentis profonds… Combien de temps ? Combien de temps pouvons-nous faire semblant que tout va bien ?

Que deviennent les émotions contenues ?

L’émotion entraine une décharge d’énergie. Si celle-ci n’est pas utilisée dans l’extériorisation et la manifestation, elle stagne. Elle s’ajoute à l’énergie stagnante du stress non évacué dans notre corps. C’est ensuite que l’on arrive à la seconde étape : déprime voire dépression, symptômes physiques, maladie, …

Par exemple, pour moi, les pleurs sont ma soupape de sécurité. Si je retiens des larmes trop longtemps, j’ai la sensation que je vais exploser, et parfois même je finis par exploser en me mettant en colère ou par la maladie.

J’ai entendu toutes sortes de stratagèmes pour « couper » l’émotion : cela va de la simple retenue à l’alcool, les drogues, les médicaments, ou même des méthodes directement violentes pour le corps (claques, eau glacée, effort extrême, …). Et cela, même (voir surtout) dans des moments dramatiques (décès, maladies, …).

Sur le moment, vous êtes peut-être soulagé de cette coupure radicale de l’émotion mais petit à petit, vous finissez par vous couper de votre corps tout entier ! Vous ne vivez plus, vous survivez. Dans un monde déjà difficile, vous ajoutez une contrainte à votre être tout entier.

Dois-je “gérer mes émotions” ?

On parle souvent de gestion des émotions. En sophrologie, par exemple, je peux vous aider à gérer vos émotions. Cela ne signifie pas ne plus les ressentir ou les manifester. Cela signifie plutôt, trouver une manière acceptable pour vous de les manifester et surtout, les digérer pour qu’elles ne stagnent pas. D’ailleurs, cela passe  en premier lieu par accepter de ressentir l’émotion, l’accueillir.

 

Être joyeux, triste, en colère, avoir peur, c’est être en vie ! Et si vous commenciez à faire un pas vers vous en acceptant chaque jour un peu plus vos émotions ?

Je peux vous accompagner dans l’acceptation des émotions et le soulagement des émotions enfouies trop longtemps.

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