Nos lunettes déformantes !

Nous avons tous sur le nez, une paire de lunettes…déformantes ! Nous voyons la réalité à travers ces lunettes qui sont des filtres déterminés par nos croyances, notre éducation, notre culture, nos peurs, nos expériences, … Mais voilà, quand nous regardons à travers ces lunettes, nous pensons qu’il s’agit de la réalité,, de la vérité et surtout, que tout le monde regarde à travers les mêmes lunettes. c’est faux! Chacun a une paire différente, approchante peut-être mais différente tout de même.

Cela peut sembler très conceptuel. L’image ci-dessous est souvent utiliser pour montrer comment la réalité peut être différente selon le point de vue de chacun.

 

Dans ce cas-là, les deux ont raison et les deux ont tords… pourtant, aucun des deux ne l’accepte.

Allons plus loin… Nos jugements et ce que nous percevons des autres et de la réalité est basé, comme nous l’avons dit, sur tout un tas de choses très personnelles.

Pour illustrer cela, je vais vous raconter une petite histoire. Je ne l’ai pas inventée. On me l’a présentée lors d’une formation lorsque j’étais sage-femme et depuis ce jour, je la cite souvent en exemple.

Cette formation portait sur le deuil dans les différentes cultures. L’ethnologue nous a alors présenté une vidéo sur des funérailles typiques d’une tribu africaine et nous a demandé ce que nous observions et ce que nous en pensions. Les gens été vêtus d’habits colorés, dansaient, chantaient en portant le cercueil. Nous avons tous trouvé que ce moment était festif, comme un honneur au mort. Personnellement, je me souviens avoir pensé que dans leur culture, la mort n’était pas triste mais au contraire, juste un passage vers autre chose. Du coup, cet “cérémonie” semblait être joyeuse plutôt que triste.

L’ethnologue nous alors montré le film d’un enterrement en France. Les gens étaient vêtus de noirpleuraienttêtes baissées, en marchant lentement derrière le cercueil. Ce film, elle l’avait également montré à ces même personnes qui, selon notre interprétation, fêtaient leurs morts. Voici leurs impressions: “mais, ils n’ont pas de cœur ces gens! Ils ne pleurent pas!”.

Ça a été le plus bel apprentissage de ma vie! Pour eux, les larmes qui coulent et les sanglots tels qu’on les connait, ce ne sont pas des pleurs. Pour eux, les pleurs sont ce que nous analysons comme de la joie: danses et chants.

Waw! Quelle révélation! Quand on voit autant de différences sur des codes qui nous semblent universels (comme les pleurs), nous imaginons le nombre d’incompréhensions interculturelles.

Ce que les uns considèrent comme de la joie, les autres le considère comme une manifestation de tristesse.

Voici une question que je vous invite à vous poser: combien de fois avez-vous interprété le comportement de l’autre en l’observant à travers cette paire de lunettes déformantes ?

Cette histoire peut faire sourire mais elle ne représente qu’un détail des différences possibles entre les êtres humains. Pas besoin de traverser la planète pour les observer ! Dans ces cas-là, vous pouvez prendre du recul et essayer de retirer ces fameuses lunettes déformantes… Cela vous réservera bien des surprises et vous évitera des conflits inutiles !

Nous avons tous vécu cette situation dans laquelle nous nous sommes contrarié, vexé ou mis en colère en interprétant un comportement et finalement, en discutant avec la personne, nous avons réalisé que nous étions “à côté de la plaque”, bien loin de ce qu’elle ressentait vraiment! N’est-ce pas? Et nous nous sommes sentis un peu bête…

Si vous avez besoin d’un coup de main pour retirer vos lunettes déformantes, je suis là pour vous aider !

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